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Deep Purple : L’histoire derrière un groupe de légende

écrit par Clément Giraud le mercredi 10 novembre 2021

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Deep Purple : L’histoire derrière un groupe de légende 
 

Deep Purple. Tout mélomane a déjà entendu ce nom et au moins un son de ce groupe qui, on peut le dire aujourd’hui, est entré dans la légende de l’histoire du rock.


Ils sont apparus à la période qui a vu le rock, et la musique de manière générale, se développer sous pleins d’aspects différents et prendre une autre dimension. Le premier album de Deep Purple sort en 1968, et la renommée du groupe commence réellement avec l’album In Rock, et les arrivées d’Ian Gillan au chant et Roger Glover à la guitare, sorti 2 ans plus tard, en 1970. Ils viennent rejoindre Ian Paice (batterie), Ritchie Blackmore (guitare) et Jon Lord (claviers).

Dès cet album, Deep Purple s’affirme comme un groupe de musiciens hors normes, laissant libre cours à leurs inspirations, sortant des codes établis jusqu’alors – comme l’ont fait beaucoup d’autres groupes novateurs de la même période, Pink Floyd, Black Sabbath… pour ne citer qu’eux -. Dès l’intro de l’album (Speed King), Blackmore nous fait étal de son talent et Deep Purple affirme un style de jeu précurseur d’un genre musical nouveau : le hard-rock. Le son de guitare est beaucoup plus agressif et saturé, les patterns rythmiques s’intensifient et l’énergie live est débordante. Deep Purple compose de manière novatrice, fini les chansons « couplet – refrain – couplet », et met en avant tout le talent de ses musiciens avec une place particulière pour le clavier, la guitare et le chant dans de larges plages d’improvisations.


Parfaite illustration de cela, le morceau Child in time, lent, progressif et finalement explosif, qui est une masterpiece de composition. Dans la foulée de ce succès, Deep Purple enregistre Fireball un an plus tard, et surtout Machine Head en 1972 qui deviendra leur album référence et les fera entrer définitivement dans la légende.

Vous avez forcément tous entendu le riff de guitare de Smoke on the Water. Si vous avez un doute, mettez simplement les 5 premières secondes de cette chanson, je pense qu’il y a très peu de chances pour que ce morceau ne vous dise rien !


Ritchie Blackmore est alors passé sur une Fender Stratocaster, guitare iconique de l’histoire du rock’n’roll. Pour comprendre l’importance de Blackmore, il n’y a qu’à se rendre sur le site de Fender : ils classent Smoke on the Water comme le riff stratocaster le plus joué à travers le monde et érige Blackmore en ambassadeur de cette guitare.

Guitar World on Twitter: "Ritchie Blackmore wields his Fender Strat once  more on the bluesy new Blackmore's Night instrumental, Der letzte Musketier  (The Last Musketeer) https://t.co/LhGhIax59B… https://t.co/wvoUAlVO44"

Mais sans s’attarder sur ce titre, l’intégralité de l’album est plus que réussi. Le morceau d’introduction Highway Star où Blackmore nous gratifie de deux solos absolument fabuleux donne le ton d’entrée. La rythmique est parfaitement soutenue par les roulements précis de Paice et le grondement de la basse de Glover. Le son d’orgue teinté de distorsion de Jon Lord et ses solos d’une belle virtuosité technique, non sans rappeler une influence de musique classique, font, eux aussi, partie de la signature musicale du quintet. La qualité des compositions de l’album se confirme tout le reste de l’album qui ne redescendra pas pour finir sur une sublime balade, When a Blind Man Cries, car tous les grands groupes de Hard Rock ont leur balade (que serait Metallica sans Nothing Else Matters ?).

La tournée au Japon fut un succès et accoucha d’un des plus célèbres albums live de cette période : le Made in Japan dont la qualité pour un live, qui plus est en 1972, est assez incroyable. Mention spéciale à Martin Birch, l’ingénieur son de ce live, qui s’est également occupé du live Maiden Japan d’Iron Maiden.

Deep Purple live in Japan - 1972 | Deep purple, Purple, Rock and roll

S’ensuit une période faste pour le groupe, un album par an jusqu’en 1975, on peut citer l’album Burn et sa phénoménale introduction encore une fois.

Mais est-ce qu’un groupe de rock peut entrer dans la légende sans un parcours chaotique et une bonne dose de drogue ? Addictions à l’héroïne, à la cocaïne, prise de tête entre les membres du groupe… Deep Purple se sépare en 1975. À noter que le groupe avait déjà quelque peu évolué, le seul membre ayant toujours fait partie du groupe étant Paice, le batteur.

En 1984, c’est le grand retour avec Perfect Strangers, un album qui rentre dans la lignée de ce qu’ils avaient produits jusqu’alors. Il est un succès mondial au vu des classements dans les différents charts.

Depuis, on peut continuer de voir Deep Purple « Headliner » des grands festivals (comme récemment le Hellfest en France) qui raviront la flamme des plus nostalgiques même si ça n’a évidemment pas la même énergie qu’à la grande époque. On ne peut pas leur demander d’avoir la même pêche qu’à Osaka en 1972 !

De par ce que Deep Purple et chacun de ses musiciens ont apporté au rock, ces influences progressives qui ont permis l’éclosion d’un nouveau genre, on peut résolument affirmer que ce groupe fait partie de la légende du rock. Libre à vous de me convaincre du contraire.

écrit le mercredi 10 novembre 2021 par

Clément Giraud

Rédacteur pour Janis, nouveau média 100 % musique lancé par LiveTonight

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